La clause de l'Européenne la plus favorisée.

Au lendemain du rejet du Traité de Lisbonne par l'Irlande, rejet qui s'inscrit après ceux des peuples français et néerlandais, une chance est donnée aux femmes, aux hommes d'Europe de reprendre le contrôle de leur avenir. Le moment est venu de prouver aux centaines de millions d' Européennes et d' Européens que l'Europe n'est pas seulement l'instrument de l'économique pur. Elle est l'irremplaçable vecteur de construction de l'unité, du progrès et de la solidarité des peuples. Il est temps de revenir aux fondamentaux et à la formidable utopie qui ont conduit à imaginer l'Europe, à l'enthousiasme qui a permis de la mettre en chantier. Cette construction n'est pas terminée, à nous peuples d'Europe de reprendre le contrôle. C'est sans doute là le message le plus fort porté par les NON français, néerlandais, irlandais .... et ....par les non qui n'ont pas pu s' exprimer parce que les peuples n'ont pas été consultés. A nous de rechercher le plus haut niveau des droits dans la dynamique du progrès.

Une voie s'offre, octroyer le meilleur aux Européennes, c'est à dire à une majorité encore traitée en minorité discriminée. Certes, les grincheux, les nains de l'écologie, les pétochards diront « cela ne relève pas des compétences de l'Europe ». Mais où est le texte qui autorisait l'Europe à ne s'ouvrir qu'aux pays ayant, avant tout autre condition,aboli la peine de mort ? Il s'agissait d'une force plus forte qu'un texte, la vision d'une humanité exempte de barbarie à visage légal. L'existence de la Convention européenne des droits de l'homme a servi d'habillage pseudo-juridique.

Redevenons des Pieds Nickelés, puisque c'est un DSCN0583des noms qu'on nous donne.

Montrons que nous sommes intelligents, malins, roublards, joyeux, bons vivants et libertaires. Mais soyons le au ... féminin ... et au masculin.

Si il est possible d'exiger de tous les états membres l'abolition de la peine de mort avant d'envisager une entrée dans l'Europe, alors il est possible d'adopter une Directive Communautaire étendant à tous les états le droit des femmes de choisir de donner la vie.

A nous Verts, à nous femmes, à nous femmes et Vertes de prendre nos responsabilités, construisons une Europe qui fera de la citoyenne de chaque État membre une Européenne à part entière.

« Chaque citoyenne devra bénéficier du « statut » le plus progressiste, le plus juste, le plus féministe en vigueur dans un pays membre. (...) Le nivellement dans l'Europe des femmes doit se faire par le haut. Et il n'en sera ainsi que si nous nous en mêlons activement. Pour cela, aucun besoin de séminaires savants, d'explications orientées. (...)  » Jacqueline Nonon (ancienne Cheffe du Bureau de l' Emploi des femmes à la Commission européenne.)

Il est temps que de la résistance des femmes à la répression, à l'enfermement naisse partout en Europe les solidarités féminines, les engagements masculins, l'union de tous qui feront de l'Europe une entité chaude et vivante et non ce monstre froid gouverné par des gouvernants désignés par d'autres gouvernants.

Il est urgent d'aller jusqu'au bout de « notre » utopie, de transformer un idéal d'unité pour les femmes d'Europe en un projet législatif commun. Voilà ce qui doit être la grande réalité de demain.