12 novembre 2009
Votons pour une Présidente !
Devant l'intérêt suscité par cette nomination, la Fondation Robert Schuman nous donne la possibilité de voter entre les personnalités dont les noms sont avancés pour ce poste, persuadée que notre opinion comptera. Pour le moment c'est Vaira Vike-Freiberga qui est en tête. Il est important de faire savoir que nous refusons qu'il n'y ait que des hommes à la direction de l'Europe, que nous voulons aussi des femmes parmi les leaders de l'Union Européenne. Pour voter, c'est ici. |
06 novembre 2009
Quid du voile intégral ?
Dans une démarche de compréhension plus directe, il y aurait lieu de s’informer – au cas par cas – sur les motivations familiales, maritales, sectaires, religieuses, voire psychologiques qui poussent ces femmes à arborer un tel vêtement, si peu conforme aux us et coutumes de l’Europe. Chaque cas repose, en effet, sur une problématique personnelle, une histoire personnelle ou un état clinique personnel. Sur un plan psychologique ou même psychanalytique, n’y a-t-il pas une sorte de fixation, de fétichisme ? Il faudrait aller assez loin dans l’exploration intellectuelle, psychologique et sociologique pour bien connaître ce problème qui me paraît, pour l’instant, ressortir d’une volonté personnelle, individuelle. En l’occurrence, ou les femmes qui portent le voile intégral le portent librement et c’est un débat autour de l’exercice de la liberté que nous devons avoir. Ou ce n’est pas le cas et ce sont des victimes et je ne vois pas pourquoi elles devraient être punies. Souvenez-vous de ce qui s’est passé s’agissant du viol : les femmes violées étaient posées comme étant la cause première de ce viol.
Il faudrait donc mener, au nom de la République, une réflexion sur la façon dont l’action publique regarde les femmes qui sont ou seraient victimes de telle ou telle forme d’oppression.
Si l’on considère que les femmes qui portent le voile intégral sont victimes d’une forme d’oppression
patriarcale liée à un groupe particulier, il faut que nous nous interrogions sur les dispositifs d’aide mis à leur disposition. Nous avons une lourde histoire et les acquis des femmes – qui ne sont pas ceux que la République nous a octroyés mais qui résultent de nos luttes – sont infiniment précieux. Nous devons nous battre pour les conserver.Et si l’on doit s’intéresser à la question des femmes, notamment aux victimes de violences et de discrimination, il faut plutôt faire porter l’action publique sur le renforcement des dispositifs d’écoute et d’aide que punir le peu de femmes qui portent, pour des raisons diverses et variées, un voile qui les cache à notre regard.Faut-il dépenser autant d’énergie laïque, féministe et invoquer les doits de l’homme devant cet épiphénomène, alors que se posent d’autres questions sociales cruciales, notamment celles des femmes victimes de violences ? Je vous rappelle tout de même qu’une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, qu’à compétence égale les femmes reçoivent un salaire inégal et qu’à raison du genre, elles sont cantonnées dans des fonctions subalternes. Tout cela me paraît aussi insupportable que le port du voile intégral
05 novembre 2009
Politiquement correct !
La délégation aux droits des femmes a entamé un travail de fond sur le thème des "Femmes dans les lieux privatifs de liberté". J'avoue que le titre m'a interpellée. Lieux privatifs de liberté .... pour moi ça ce sont les prisons, mais on a un mot de vocabulaire pour cela .... y aurait-il encore d'autres lieux privatifs de liberté pour les femmes que je ne connaîtrais pas ? et bien non, il s'agit bien des prisons. Pourquoi pour un homme cela s'appelle-t-il PRISON et pour une femme Lieu Privatif de Liberté ?
Essayons de comprendre :
Les différents axes abordés sont : le traitement des femmes en prison, leurs besoins spécifiques, le maintien des liens familiaux, le respect de l'intimité et de la dignité, la sortie de prison et la réinsertion.
Le nombre de femmes incarcérées fluctue dans l'histoire, en fonction de la pénalisation ou la dépénalisation de certains délits plus spécifiquement féminins ainsi, à la fin du XVIIIème siècle, des délits liés à la pauvreté ou, plus récemment, l'avortement ou l'émission de chèques sans provision.
Le traitement est sexué tout au long de la chaîne pénale, de la garde à vue à la réinsertion. Ce traitement
peut soit être au bénéfice des femmes soit à leur désavantage. Dès la phase du procès, la façon dont une femme s'acquitte de son rôle de mère est un élément déterminant dans l'appréciation du tribunal, et ensuite, lors de l'arrivée en prison, le traitement réservé aux femmes est largement conditionné par ce qui a trait à la maternité, particulièrement dans le cas des femmes enceintes et des mères accompagnées de leur jeune enfant. Cette façon de privilégier la dimension maternelle conduit souvent à ne pas proposer de formation ou d'activités à ces femmes. Il existe parfois des nurseries, comme par exemple à Fleury-Merogis, souvent citée en exemple, mais pratiquement aucune formation n'est proposée aux mères, alors que celles-ci, étant en majorité des mères célibataires, devront exercer un emploi à leur sortie de prison. Or la population des femmes détenues est majoritairement constituée de femmes désociabilisées, sans diplôme et contrairement à la population masculine, la récidive y est peu fréquente.
Les détenues perdent souvent le bénéfice de leurs droits sociaux, le placement des enfants tendant à accélérer la suppression des allocations. Les femmes détenues ayant avec elles un jeune enfant et devant comparaitre devant le juge, n'ont parfois d'autre solution que de le confier aux surveillantes ou aux autres détenues. De très jeunes mineures probablement de moins de 13 ans, sont parfois incarcérées faute d'autre solution : en effet, la prison apparaît comme le seul moyen de les extraire d'un réseau de prostitution, ces jeunes-filles fuguant lorsqu'elles sont placées en foyer. Il est choquant que l'on puisse considérer la prison comme le meilleur endroit pour sortir ces jeunes-filles de la prostitution, les juges aux affaires familiales et les éducateurs ne disposant pas actuellement d'autre option.
Voilà peut être l'explication de cet euphémisme : lieux privatifs de liberté. En effet, certaines personnes n'y sont pas à leur place, les jeunes enfants souffrent du rythme de vie imposé par la prison qui ne leur est absolument pas adapté. Les jeunes filles mineures seraient certainement mieux ailleurs, la prison ou le foyer ne sont pas des réponses à la prostitution. En ce qui concerne les liens avec les enfants à l'extérieur les difficultés sont grandes puisque si les femmes bénéficient de prisons avec cellules individuelles, elles sont plus éloignées de leurs familles, et en ce qui concerne les sans-papiers les difficultés sont insurmontables car l'établissement d'un permis de visite est subordonné à la présentation de papiers d'identité.
Ne serait-il pas plus intéressant de recourir plus fréquemment au bracelet électronique pour toutes les mères, et prioritairement pour les mères seules ? Ne pourrait-on inventer des travaux d'intérêt général sous forme d'emploi-formation ? Nous allons dramatiquement manquer de personnes dans les services à la personne, pourquoi ne pas ré-insérer ainsi les femmes ?
04 novembre 2009
Deux pétitions !
Deux pétitions sont en ligne concernant mes récents posts.
Tout d'abord une Présidente pour l'Europe , il s'agit plus de démontrer à ces messieurs qu'il existe des femmes qui ont toutes les qualité pour tenir ce poste; ma candidate préférée étant Tarja Halonen, Présidente Finlandaise ...... et puis il y a aussi les élections de Conseiller/es territoria/les de 2014.Nous appelons nos parlementaires à intervenir pour empêcher le vote d’une loi antidémocratique, nous demandons à toutes les forces démocrates, associations et citoyen/nes de notre pays de se mobiliser contre elle, et exigeons que, dans l’esprit de notre constitution de la République, l’élection des conseiller/es territoria/les se fasse sur des listes paritaires à la proportionnelle.














