22 novembre 2009
La Présidence vue de Bruxelles
Et voilà comment les femmes ont là aussi régressé.
Tout d'abord les textes même sont discriminatoires et une insulte à l'égalité. Ne peuvent être candidat/es à la présidence de l'UE que les ancien/nes chef/fes d'état ou premier/e ministres. Déjà on fait une coupe sombre parmi les candidatures possibles, les choses étant ce qu'elles sont, trés trés peu de femmes peuvent candidater et cela ne va pas s'améliorer avant plusieurs mandats.
Deuxième manoeuvre.... et celle là on ne l'avait pas vraiment vue venir, on commence par nommer la personne en charge de la politique étrangère, et on y nomme une femme .... après, bien sûr il sera plus facile de choisir un homme pour la présidence, on aura ouvert le chemin, parce que 3 hommes, tout le monde savait bien que cela ne passerait pas. Alors pour la politique étrangère, on choisit une parfaite inconnue, complète débutante sur la scène internationale. Elle était commissaire européenne au Commerce. Elle n'a jamais occupé que des postes ministériels intermédiaires dans différents gouvernements travaillistes, son expérience diplomatique est trés limitée. Au cours de ses différents mandats elle s'est essentiellement consacrée à des questions d'emploi, d'égalité, de santé et de justice et libertés, jamais aux Affaires étrangères. Elle est économiste de formation et n'est commissaire européene que depuis un peu plus d'un an.
Conclusion : en la nommant en premier, on a placé "la" femme qu'il fallait mettre parmi les instances dirigeantes de l'UE, on a
de fait et en douceur éliminé la candidature de Vaira Vike Freiberga et on a ouvert la voix à Van Rompuy puisqu'en plus on a promu une britannique, donc exit Blair si il y avait encore une hésitation.
Bien sûr, c'est scandaleux pour les femmes. Certes, Catherine Ashton sera peut être exceptionnelle .... mais elle aura intérêt à l'être, on l'attend déjà au tournant ! Déjà on lui colle Javier Solana comme chaperon ..... pour s'assurer qu'une femme ne va pas faire de bêtises ......et encore une fois les hommes ont co-opté les hommes. Quand je pense que certaines s'insurgent contre les quotas, n'est ce pas ce que font les hommes depuis toujours en se co-optant ?
Lors de la conférence à laquelle j'ai assisté :" L'Europe au Féminin, pour une vraie parité". J'ai pu poser ma question fétiche à Vaira Vike Freiberga : Quand vous serez Présidente de l'UE, que ferez vous pour faire avancer la parité au sein des institutions et comment influencerez vous les politique pour les droits des femmes ?
Tout d'abord elle a répondu en rappelant combien les petites filles, les femmes manquent de modèles auxquels s'identifier, et que donc ce serait déjà un premier point important. Ensuite, elle pèserait sur les ordres du jours pour s'assurer que les questions de genre feraient partie de toutes les politiques.
Tant pis, c'est raté pour cette fois-ci. Espérons que Mary Robinson (Irlande) acceptera d'être candidate pour la présidence dans deux ans et demi.
Finalement, ça serait bien qu'on fasse remarquer au Président de la République qu'il serait temps de nommer UNE Commissaire Européenne pour la France et qu'étant donné le score d'Europe Ecologie, il serait bien de reconnaître l'évolution des Français en nommant .... tiens au hasard ..... Eva Joly comme Commissaire pour la France au lieu de Barnier.
Actuellement, étant données les candidatures, on se prépare une commission Européenne que Barroso aura bien du mal à accepter et que le Parlement Européen sera en droit de refuser lors de son vote. Il est fort possible qu'il soit demandé aux états membres de revoir leur copie .... pourquoi ne pas tenter la carte Eva Joly ?
La précédente Commission Barroso comptait 8 femmes pour 19 hommes et on sait qu'il y aura moins de femmes cette fois-ci (4 candidates!) . Aux parlementaires européens donc de voter NON à cet évident déni de démocratie.
15 novembre 2009
Santé des femmes ......
Le dernier rapport de l'OMS n'est pas trés joyeux pour les femmes. Malgrès les progrès réalisés, les femmes ne trouvent toujours pas dans les soins de santé la réponse à leurs besoins spécifiques à des moments précis de leur vie, en particulier au cours de leur adolescence puis de leur vieillesse. Les femmes assurent la majeure partie des soins de santé mais reçoivent rarement ceux dont elles ont besoin. Jusqu'à 80% de l'ensemble des soins de santé et 90% des soins pour les affections liées au VIH/Sida sont fournis à domicile - presque toujours par des femmes. Et cependant, la pluart du temps elles ne sont ni aidées, ni reconnues, ni rémunérées pour ce rôle essentiel.
12 novembre 2009
Votons pour une Présidente !
Devant l'intérêt suscité par cette nomination, la Fondation Robert Schuman nous donne la possibilité de voter entre les personnalités dont les noms sont avancés pour ce poste, persuadée que notre opinion comptera. Pour le moment c'est Vaira Vike-Freiberga qui est en tête. Il est important de faire savoir que nous refusons qu'il n'y ait que des hommes à la direction de l'Europe, que nous voulons aussi des femmes parmi les leaders de l'Union Européenne. Pour voter, c'est ici. |
06 novembre 2009
Quid du voile intégral ?
Dans une démarche de compréhension plus directe, il y aurait lieu de s’informer – au cas par cas – sur les motivations familiales, maritales, sectaires, religieuses, voire psychologiques qui poussent ces femmes à arborer un tel vêtement, si peu conforme aux us et coutumes de l’Europe. Chaque cas repose, en effet, sur une problématique personnelle, une histoire personnelle ou un état clinique personnel. Sur un plan psychologique ou même psychanalytique, n’y a-t-il pas une sorte de fixation, de fétichisme ? Il faudrait aller assez loin dans l’exploration intellectuelle, psychologique et sociologique pour bien connaître ce problème qui me paraît, pour l’instant, ressortir d’une volonté personnelle, individuelle. En l’occurrence, ou les femmes qui portent le voile intégral le portent librement et c’est un débat autour de l’exercice de la liberté que nous devons avoir. Ou ce n’est pas le cas et ce sont des victimes et je ne vois pas pourquoi elles devraient être punies. Souvenez-vous de ce qui s’est passé s’agissant du viol : les femmes violées étaient posées comme étant la cause première de ce viol.
Il faudrait donc mener, au nom de la République, une réflexion sur la façon dont l’action publique regarde les femmes qui sont ou seraient victimes de telle ou telle forme d’oppression.
Si l’on considère que les femmes qui portent le voile intégral sont victimes d’une forme d’oppression
patriarcale liée à un groupe particulier, il faut que nous nous interrogions sur les dispositifs d’aide mis à leur disposition. Nous avons une lourde histoire et les acquis des femmes – qui ne sont pas ceux que la République nous a octroyés mais qui résultent de nos luttes – sont infiniment précieux. Nous devons nous battre pour les conserver.Et si l’on doit s’intéresser à la question des femmes, notamment aux victimes de violences et de discrimination, il faut plutôt faire porter l’action publique sur le renforcement des dispositifs d’écoute et d’aide que punir le peu de femmes qui portent, pour des raisons diverses et variées, un voile qui les cache à notre regard.Faut-il dépenser autant d’énergie laïque, féministe et invoquer les doits de l’homme devant cet épiphénomène, alors que se posent d’autres questions sociales cruciales, notamment celles des femmes victimes de violences ? Je vous rappelle tout de même qu’une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint, qu’à compétence égale les femmes reçoivent un salaire inégal et qu’à raison du genre, elles sont cantonnées dans des fonctions subalternes. Tout cela me paraît aussi insupportable que le port du voile intégral















