Joe's blog

08 janvier 2012

Mode : Génération sacrifiée!

soixantenaireUn peu de futilité cela ne fera pas de mal ... mais est-ce vraiment de la futilité ?

Aujourd'hui soixantenaire, je m'aperçois que pratiquement tout au long de ma vie je n'ai pas pu m'exprimer par mon habillement. Or quand je vois combien les femmes existent aussi par leur façon d'être, de se voir, de se donner à voir, je trouve cela dommage. Enfant, je n'avais pas de magasin. Cela n'existait tout simplement pas ..... déjà, je n'avais pas le droit d'aller à l'école en pantalon,je me souviens encore de cette salopette en velours rouge (j'avais la même en bleu ciel !) que les religieuses m'avaient obligée à cacher sous une robe. Je me souviens de la stupéfaction de ma mère, américaine du Nord, ne comprenant absolument pas ce que le port du pantalon par une fillette de 9 ans pouvait représenter comme danger pour la société !

Après cela est venue la période de la jupe plissée, nous avions toutes une jupe en tergal pour l'été, et une jupecinquantenaire en flanelle pour l'hiver ... un peu de fantaisie quand même, il y avait le kilt !!!! Ah oui tout cela avec des chaussettes, ou socquettes, le collant n'existait pas encore. La première fois que nous avons pu avoir une mode faite pour nous, nous l'avons dû à Cacharel qui avait sorti une petite robe chemisier en crêpon, nous avions toutes la même dans l'amphi de médecine, elles étaient juste de couleurs différentes : manches longues, aux genoux, col claudine ... je me souviens, j'en avais deux, une rayée bleu ciel et blanc et une vert unie ... mais bon foin de nostalgie ....

Pendant la grossesse nous n'avions que Prénatal ... assez immonde ou alors les robes ethniques ....... et maintenant que nous avons 60 ans ... où est notre mode ? comment nous habiller ?

Je trouve cela frustrant, et quand je vois les soixantenaire dans ma ville je suis consternée, soit elles s'habillent comme leur fille, quand ce n'est pas leur petite fille, soit c'est pantalon sombre, pull sombre et doudoune ....berk !

 

 

 

 

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07 janvier 2012

Les deux femmes

Christine_de_pisanVoilà, il paraît, 600 ans que Jehanne la Pucelle naquit. Mais non je ne vais pas vous faire le couplet que Jeanne est à tout/es les Français/es. Je veux juste en profiter pour vous parler de Christine de Pisan (1364), dont la dernière oeuvre fût le Ditié de Jehanne. Encore une de ces inconnues de l'histoire, et pourtant elle sût écrire des textes tant politiques que didactiques, être poête et religieuse, être "homme de plume" et aussi fille d'estude. Elle fût sans doute la première féministe française connue, puisque veuve à 25 ans, c'est sa plume qui lui permit de vivre.  _Christine_de_Pisan_and_her_son

Elle  attribue l'inégalité intellectuelle entre hommes et femmes non à la nature, mais à l'éducation et aux représentations d'elles-mêmes fournies aux femmes par le discours misogyne dominant. Elle fût la première à formuler une protestation véhémente contre les préjugés discriminatoires à l'égard des femmes, soutenant que "si la coutume était de mettre les filles à l'école, elles comprendraient subtilités d'art et de science comme il faut". Elle a aussi essayé de fédérer les femmes contre la guerre de cent ans qui tuaient les hommes et les fils, et réécrit des tranches d'histoires d'un point de vue féminin.

A quand des rues Christine de Pisan ...... ? 

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30 décembre 2011

L'homme charmant

feminicide"Oh mon Dieu !" murmura-t-il, la tête dans les mains.

Il leva les yeux, la regarda et à sa grande surprise elle vit que son visage était couvert de larmes. "Je suis tellement désolé, terriblement désolé. Pardonne moi, pour l'amour du ciel, dis moi que tu me pardonneras. Cela n'arrivera plus jamais. Je ne sais pas ce qui s'est passé. Le stress au travail, les soucis d'argent ... cela fait des jours que je suis inquiet, mais m'en prendre à toi, toi ...... de toutes les personnes ....."

Il se brisait devant elle, les épaules secouées de sanglots. " Quel homme suis-je ? Quel animal suis-je devenu ?". 

"Tout va bien, ne t'inquiète pas". Elle le toucha du bout des doigts. Elle ne pouvait pas supporter de le voir ainsi. 

"Merci, merci mon dieu !". Il l'attira vers lui, l'embrassa de toutes ses forces, et bien que cela lui fit mal, que sa lèvre fendue soit douloureuse, elle le laissa faire.

domination_masculine

On considère qu'il faut en moyenne 35 occasions différentes de violences domestiques avant qu'une femme ne se décide à porter plainte.

Alors pour moi, la femme de l'année, non ce n'est pas Anne Sinclair ou ... pire encore comme on l'a suggéré Christine Lagarde. Non, pour moi la femme de l'année est anonyme, c'est celle qui est victime encore une fois de féminicide. C'est celle que la Loi française ne met pas à l'abri. C'est celle que les violences conjugales brisent, celle qui est détruite dans son corps, dans son esprit. Celle que la domination masculine écrase avec la complicité silencieuse de toute une société.

 

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31 octobre 2011

Mes âges de séduction !

Finalement il en va de la séduction comme de l'économie. Ce n'est pas une ligne plate, ni une courbe qui serait ascendante puis descendante, c'est un schéma en dents de scie.


mon_p_re_m_a_donn_Quand j'avais 10 ans et que je chantais à l'école "Je voudrais un mari, docile et bien gentil " ou "Mon père m'a donné un mari, mon dieu quel homme, quel petit homme", alors j'étais la princesse de la maison. Adulée par mon père que je faisais rire et avec qui je bricolais, allais à la pêche et découvrais la nature. Puis sont venus mes 20 ans, première chute de séduction, non pas que je fus moche et vilaine, mais c'est ainsi que je me voyais, alors je me conduisais comme telle, timide, maladroite, ayant peur d'aimer et fuyant si on osait m'aimer, voyant là une atteinte à ma liberté (!!!) . A 30 ans, vint un essai en vie de couple et la maternité, foin de séduction, 

wonderwoman

la priorité n'était pas là, d'autant que très vite je retrouvais une vie de solitaire amoureuse et de plénitude maternelle. 40 ans ouh là là ! Là je n'en dirai pas trop , nous sommes au sommet de la séduction, celle  dont on joue, celle qui devient amusement, passion, dont on sait qu'elle est là et qui devient une partie intégrante de soi. La séduction devient naturelle et un atout dans sa main. Après c'est étrange, on tombe dans
une zone d'invisibilité. La femme ménopausée devient non-séduisante, ignorée et juste maman/mamie mais de la femme il semble ne rien rester ..... et puis voilà 60 ans et un nouvel âge hyper bizarre, celui de l'interchangeabilité ! Nos compagnons d'âge ayant atteint la soixantaine crèvent de leur solitude, sont effrayés à l'approche de la dernière partie de leur vie, alors ils nous recherchent, nous font part de leur désarroi, nous font aussi savoir qu'ils ont besoin de nous, n'hésitant pas à réclamer des câlins dès qu'ils le jugent possible ! Seulement voilà, nous, de 50 à 60 ans nous avons été seules, nous avons appris à nous suffire, à nous aimer, à aimer notre propre compagnie, à nous entourer de copines, d'amies.

cinquantenaireNous n'avons plus besoin du regard de l'autre pour nous savoir belles. Alors nous ne nous précipitons pas et très vite nous nous rendons compte, que ce n'est pas "moi" qui les intéresse, mais "elle". Aujourd'hui Michèle, demain Léa, ou Jacqueline, peut être même Jocelyne (ça c'est moi !) ou Françoise, peu importe laquelle mais il en faut "une". C'est désarmant la première qui dit oui et hop on est parti pour la dernière partie de sa vie, de notre vie. Nous sommes devenues essentielles, nécessaires mais interchangeables ! Bon, j'en suis là, alors je découvre ......... quand j'aurai avancé dans cet âge là je vous raconterai .......
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Posté par jolb56 à 09:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]