05 novembre 2009
Politiquement correct !
La délégation aux droits des femmes a entamé un travail de fond sur le thème des "Femmes dans les lieux privatifs de liberté". J'avoue que le titre m'a interpellée. Lieux privatifs de liberté .... pour moi ça ce sont les prisons, mais on a un mot de vocabulaire pour cela .... y aurait-il encore d'autres lieux privatifs de liberté pour les femmes que je ne connaîtrais pas ? et bien non, il s'agit bien des prisons. Pourquoi pour un homme cela s'appelle-t-il PRISON et pour une femme Lieu Privatif de Liberté ?
Essayons de comprendre :
Les différents axes abordés sont : le traitement des femmes en prison, leurs besoins spécifiques, le maintien des liens familiaux, le respect de l'intimité et de la dignité, la sortie de prison et la réinsertion.
Le nombre de femmes incarcérées fluctue dans l'histoire, en fonction de la pénalisation ou la dépénalisation de certains délits plus spécifiquement féminins ainsi, à la fin du XVIIIème siècle, des délits liés à la pauvreté ou, plus récemment, l'avortement ou l'émission de chèques sans provision.
Le traitement est sexué tout au long de la chaîne pénale, de la garde à vue à la réinsertion. Ce traitement
peut soit être au bénéfice des femmes soit à leur désavantage. Dès la phase du procès, la façon dont une femme s'acquitte de son rôle de mère est un élément déterminant dans l'appréciation du tribunal, et ensuite, lors de l'arrivée en prison, le traitement réservé aux femmes est largement conditionné par ce qui a trait à la maternité, particulièrement dans le cas des femmes enceintes et des mères accompagnées de leur jeune enfant. Cette façon de privilégier la dimension maternelle conduit souvent à ne pas proposer de formation ou d'activités à ces femmes. Il existe parfois des nurseries, comme par exemple à Fleury-Merogis, souvent citée en exemple, mais pratiquement aucune formation n'est proposée aux mères, alors que celles-ci, étant en majorité des mères célibataires, devront exercer un emploi à leur sortie de prison. Or la population des femmes détenues est majoritairement constituée de femmes désociabilisées, sans diplôme et contrairement à la population masculine, la récidive y est peu fréquente.
Les détenues perdent souvent le bénéfice de leurs droits sociaux, le placement des enfants tendant à accélérer la suppression des allocations. Les femmes détenues ayant avec elles un jeune enfant et devant comparaitre devant le juge, n'ont parfois d'autre solution que de le confier aux surveillantes ou aux autres détenues. De très jeunes mineures probablement de moins de 13 ans, sont parfois incarcérées faute d'autre solution : en effet, la prison apparaît comme le seul moyen de les extraire d'un réseau de prostitution, ces jeunes-filles fuguant lorsqu'elles sont placées en foyer. Il est choquant que l'on puisse considérer la prison comme le meilleur endroit pour sortir ces jeunes-filles de la prostitution, les juges aux affaires familiales et les éducateurs ne disposant pas actuellement d'autre option.
Voilà peut être l'explication de cet euphémisme : lieux privatifs de liberté. En effet, certaines personnes n'y sont pas à leur place, les jeunes enfants souffrent du rythme de vie imposé par la prison qui ne leur est absolument pas adapté. Les jeunes filles mineures seraient certainement mieux ailleurs, la prison ou le foyer ne sont pas des réponses à la prostitution. En ce qui concerne les liens avec les enfants à l'extérieur les difficultés sont grandes puisque si les femmes bénéficient de prisons avec cellules individuelles, elles sont plus éloignées de leurs familles, et en ce qui concerne les sans-papiers les difficultés sont insurmontables car l'établissement d'un permis de visite est subordonné à la présentation de papiers d'identité.
Ne serait-il pas plus intéressant de recourir plus fréquemment au bracelet électronique pour toutes les mères, et prioritairement pour les mères seules ? Ne pourrait-on inventer des travaux d'intérêt général sous forme d'emploi-formation ? Nous allons dramatiquement manquer de personnes dans les services à la personne, pourquoi ne pas ré-insérer ainsi les femmes ?
04 novembre 2009
Deux pétitions !
Deux pétitions sont en ligne concernant mes récents posts.
Tout d'abord une Présidente pour l'Europe , il s'agit plus de démontrer à ces messieurs qu'il existe des femmes qui ont toutes les qualité pour tenir ce poste; ma candidate préférée étant Tarja Halonen, Présidente Finlandaise ...... et puis il y a aussi les élections de Conseiller/es territoria/les de 2014.Nous appelons nos parlementaires à intervenir pour empêcher le vote d’une loi antidémocratique, nous demandons à toutes les forces démocrates, associations et citoyen/nes de notre pays de se mobiliser contre elle, et exigeons que, dans l’esprit de notre constitution de la République, l’élection des conseiller/es territoria/les se fasse sur des listes paritaires à la proportionnelle.
03 novembre 2009
ça commence bien mal !
Débat sur l'identité nationale, petite visite sur le site ! Il y a une section qui s'intitule "Ils s'expriment" .... déjà le "ils" me reste un peu en travers, mais pourtant il décrit la réalité : 38 contributions de politiques, journalistres, intellectuels, penseurs etc .... 35 hommes et 3 femmmes ! et voilà pour l'identité nationale de 53 % de la population française encore une fois oubliée ...... il y a aussi une section bibliothèque avec des textes classiques téléchargeables ... PAS une seule femme, rien, pas une ... 19 hommes, pas une seule femme. Auteurs contemporains 18 hommes et une seule femme .........
Disparition programmée des femmes
Je parle bien sûr du terrain politique ! L'observatoire de la Parité tire la sonnette d'alarme, LibéToulouse en fait un article, mais nationalement encore peu d'échos. or le scrutin qu'on nous annonce pour les élections de Conseiller/es Territori/ales de 2014, va harmoniser la représentation politique en France pour prendre l'Assemblée Nationale pour exemple. En effet, le scrutin en partie uninominal à un tour qui se profile va conduire, selon toutes statistiques à une réprésentation territoriale de 19,6 % de femmes. c'est à dire qu'on va exporter le plafond de verrre cher à Olympe et en faire la règle en politique. Au niveau Municipal, oui, on trouvera des femmes, pas encore au niveau des maires, mais au niveau des adjoint/es aux maires, oui .... il semble qu'elles en ait la capacité ! par contre dès qu'on arrive à des territoires plus grands : régions, circonscriptions .... alors on y trouve majoritairement des hommes et les femmes qui réussiront à être élues auront été choisies par les hommes ! C'est une constatation, un fait ! Les partis politiques en France sont composés à 30 % de femmes, parfois moins, jamais plus ! Donc de fait, les femmes qui apparaissent en politique sont celles qui ont su rassembler les suffrages masculins souvent par une sur-compétence ..... mais malheureusement pas toujours ! Elles ont su intégrer et utiliser le langage (oral et corporel) masculin qui est imposé dans les partis politiques depuis des siècles.
Pour rappel , au sein des 27 états membres de l'Union Européenne : la France est 18 ème pour le Parlement
National, 18 ème pour le nombre de ministres femmes, 6 ème pour le nombre de Parlementaires Européen/nes. Cela prouve bien que la seule façon de pouvoir compter des femmes élues est le scrutin de liste à deux tours avec obligation d'alternance F/H/F/H/ ........ , mode de crutin des élections européennes.
C'est maintenant qu'il nous faut peser sur les décisions qui vont être prises, faire le buzz sur internet, écrire à nos député/es, aux ministres concerné/es. Avant qu'encore une fois on fasse taire les femmes en choisissant des procédés de vote qui les excluent. Une pétition est en ligne, certes elle ,e parle pas de proportionnelle et n'insiste pas sur l'aspect anti-démocratique de la mesure envisagée, mais cela vaut quand même la peine de la soutenir.
27 octobre 2009
La France a mauvais genre !
Bien loin de la parité, le système éducatif français développe une fracture sexuée qui est en passe de devancer la fracture sociale. Les filles réussissent mieux que les garçons : c'est le cas dès le primaire où les filles comptent 70% de lecteurs efficaces contre 60% chez les garçons, au collège : 85% des filles ont leur brevet contre 79% des garçons, se creuse au bac : 70% des filles l'obtiennent contre 59% des garçons (41 et 28% pour le bac général) et en fin de parcours, 47% des filles obtiendront un diplôme du supérieur contre 37% des garçons. Ajoutons que, quelque soit le milieu social, les filles redoublent toujours moins que les garçons. Les filles issues de catégories sociales classées comme défavorisées réussissent nationalement aussi bien ou mieux en lecture ou au baccalauréat que des garçons issus de catégories sociales caractérisées comme favorisées". Les filières prennent un certain genre. Parallèlement à cette évolution, on assiste à une spécialisation sexuée des filières. Aux 93% de filles de la filière SMS-ST2S, répond les 94% de garçons de la filière ISP. On trouve 79% de filles en L, 49% en S , seulement 10% en STI. Des écarts aussi forts se constatent entre branches du bac professionnel (en gros opposition tertiaire – production). Dans le post bac, les filles fournissent 80% des étudiants des formations sociales, 72% des étudiants en IUFM mais seulement 26% des futurs ingénieurs et 24% des étudiants en université de technologie. Les révélations de l'OCDE. On savait aussi que les filles ont plus de mal à s'insérer socialement. Elles sont moins nombreuses à travailler et moins représentées dans les emplois d'encadrement. Ce que montre l'OCDE c'est l'énorme écart des filles et des garçons en ce qui concerne le bénéfice des études supérieures pour la société. Quand ces études rapportent 52 000 $ pour les garçons, elles n'apportent que 27 000 $ pour les filles. Payées moins cher, les filles s'acquittent de taxes et d'impôts moins élevés. Parfois l'écart de revenus entre filles et garçons est tel que la retombée des études des filles est négative pour la société. Vous n'y gagnerez rien ! Mais le chiffre le plus intéressant concerne la valeur ajoutée des études supérieures pour une personne. Certes faire des études supérieures "rapporte" 82 000 $ de plus-value à un garçon (par rapport à un bachelier) et 52 000 $ à une fille. L'écart provient principalement des revenus, inférieurs pour une femme, et des prélèvements sociaux. La France se distingue : c'est le seul pays de l'OCDE où faire des études supérieures se traduit négativement en terme de revenu pour les femmes (- 1 908 $), alors même que cela rapporte 40 000 euros aux garçons.. Ce qui explique cette situation c'est à la fois l'écart de salaire entre les sexes et les transferts sociaux. Si faire des études supérieures permet aux femmes de mieux lutter contre le chômage, la société française leur adresse ce message absolument unique : vous n'y gagnerez pas. source : un édito de François Jarraud
Les filles ont-elles intérêt à faire des études ? Bien meilleures que les garçons à l'école, les filles sont victimes d'inégalités en retour.
Loi et violences
Nous ne le demanderons jamais assez, il est grand temps que nous ayons en France une Loi Cadre contre les Violences faites aux femmes.
Le mercredi 25 novembre, un rassemblement devant l'Assemblée est organisé par le CNDF pour soutenir cette demande de loi. Il serait bon que des élu/es soient au côté du CNDF, et que ce rassemblement soit annoncé trés largement, donc si vous pouvez relayer sur vos blogs .....
23 octobre 2009
30 ans après .....
Nous avons cru que c'était un acquis définitif. Non, personne n'oserait revenir sur le droit à l'avortement, sur ce droit essentiel qui est celui de donner la vie, de disposer de notre corps comme nous le souhaitons. En Pologne aussi, elles ont cru que c'était définitif et puis, elles ont perdu ce droit. Alors si chez nous on n'en est pas là, les menaces se multiplient. Il y a eu le financement public au Planning Familial drastiquement réduit, il y a eu les crédits refusés pour équiper les services d'IVG, et puis il y a maintenant l'impossibilité matérielle de trouver au sein de l'hôpital public les services d'IVG. Actuelement, les délais d'attente sont de trois semaines, plus de la moitié des IVG en Ile de France sont réalisées par le secteur privé qui ne respecte pas toujours les tarifs règlementaires et refuse parfois de prendre en charge les mineures ou les étrangères sans papiers. Actuellemnt, 3 structures IVG viennent de fermer à Paris, une quatrième fermera bientôt. De plus en plus, les structures IVG disparaissent, laissant ce rôle aux service d'obstétrique, or les maternités ferment elles aussi. Voilà la peuce même que le combat pour la légitimité de l'IVG n'est pas gagné. Il ne faut pas se leurrer, l'avortement n'est pas rentable et le processus économique viendra soutenir le processus idéologique : le droit à l'avortement n'est pas définitivement acquis.
12 octobre 2009
Tout finit par arriver .....
Enfin une femme Prix Nobel d'Economie ... ! Elinor Orstrom est une auteure majeure de la théorie des Communs. Elle a publié des travaux très importants sur la gestion par les communautés de leurs outils collectifs. Elle a coordonné avec Charlotte Hess un livre séminal "Understanding knowledge as a commons". Les décisions des humains de construire ensemble leur mode de production et de trouver des règles qui ne ressemblent pas à l’imagerie du marché afin d’autogérer leur actions communes pourraient revenir au centre de la réflexion. Le Comité Nobel a récompensé Elinor Ostrom «pour son analyse de la gouvernance économique», expliquant que ses travaux avaient démontré comment les co-propriétés peuvent être efficacement gérées par des associations d’usagers. Voilà un exemple de ce que cela veut dire : Le problème de l'action collective est rencontré avec une acuité particulière dans le cas des ressources communes, ces ressources qu'un grand nombre de personnes peuvent utiliser mais qui n'appartiennent à personne. Je suis pêcheur, je tombe sur un banc de poissons. J'ai le choix entre pêcher la totalité de la ressource, ou laisser des poissons pour que la ressource se renouvelle. Comme les poissons sont une ressource commune, j'ai intérêt à tout prélever immédiatement. En effet, si je laisse des poissons pour que la ressource se renouvelle, il y a de bonnes chances pour que le prochain pêcheur, qui passera à cet endroit, prélève le reste. Au total, si je me restreint maintenant, je réduirai mon gain sans en retirer un quelconque avantage futur. Collectivement, les pêcheurs auraient intérêt à économiser la ressource; individuellement, chacun d'entre eux est incité à la surexploiter. Ce problème d'action collective aboutit donc à la dégradation rapide de la ressource commune. La biodiversité, la forêt équatoriale, les sols arables, l'air respirable, sont des ressources communes. Les agriculteurs des pays pauvres auraient collectivement intérêt à préserver la forêt, pour éviter l'érosion et l'appauvrissement des sols; mais individuellement, chacun d'entre eux est incité à brûler son petit morceau de terrain. Cinq femmes nobélisées
Soit une autorité extérieure (publique) s'approprie la ressource et en gère l'usage; soit la privatisation, reproduit le mouvement des enclosures en Europe. Dès lors que les ressources communes appartiennent à quelqu'un, qui peut en limiter l'usage par les autres, ses incitations personnelles sont alignées avec l'intérêt collectif. Si le pêcheur est le seul à pouvoir accéder à une certaine zone poissonnière, la détruire en totalité serait détruire son gagne-pain; si l'état lui interdit de prélever plus d'une certaine quantité chaque année, il sera obligé de limiter ses prélèvements. De nombreux travaux économiques ont consisté alors à identifier les formes les plus efficaces de réglementation en étudiant l'intérêt comparé des taxes, quotas, et autres permis d'émission.
Avec le prix attribué à Elinor Ostrom, ce sont cinq femmes qui ont été récompensées cette année sur onze lauréats, un record. Neuf Américains ont été récompensés au total, ainsi que l'Israélienne Ada Yonath (en chimie) et l'Allemande (Herta Mueller).
08 octobre 2009
Rareté !
C'est si rare que ça fait plaisir ! Un candidat aux Législatives qui pense à remercier toutes les femmes qui ont oeuvré à sa campagne, c'est un trés joli hommage. Rien que pour cela, voter pour lui est une évidence ...... Il se présente dans les Yvelines et sa suppléante est Sophie Renard. Alain Lipietz a fait une trés touchante vidéo pour mettre en valeur l'hégémonie de la gens féminine dans sa campagne et cela donne la pêche . Il se présente contre David Douillet, et après la semi victoire D'Anny Poursinof, qui ne perd qu'à cinq voix près, il serait génial que le militantisme écologiste soit vraiment récompensé. Cela fait plusieurs années déjà que je connais Alain. Il était le compagnon de Francine, cette amie féministe qui me manque tant et dont j'avais parlé ici lors de sa disparition.
Alain est juste un homme bien et un homme de bien. alors si vous ou des ami/es à vous devez voter dans cette circonscription dimanche prochain, votez pour lui et Sophie en toute confiance, et dès le premier tour. Un plus : c'est un addict de blogs et il rend compte de tout ce qu'il fait quand il est élu. Son blog de député Européen était un modèle du genre. On sait toujours trés exactement ce qu'il fait dans le cadre de son mandat, et ça, c'est vraiment précieux.
05 octobre 2009
Ca m'énerve !
Trois Américains ont reçu le Prix Nobel de Médecine ........ vous vous dites quoi ! ouaow! Sacrés mecs ! Eh bien non vous avez tort ! c'est ouaow ! Sacrées femmes ! et oui sur les trois il y a deux femmes et un homme. Ce que France Inter a précisé,
mais pas Canal + nous laissant sur l'impression que trois hommes avaient été nobelisés ! voilà comment on construit l'invisibilité des femmes (ça je l'ai déjà dit ... et je ne le dirai jamais assez souvent !) mais aussi et c'est plus grave comment on inscrit dans l'esprit des petites filles un modèle de Prix Nobel qui est masculin. Comment alors espérer que les filles s'impliqueront dans le champs scientifique. Ceci dit, c'est pour ça qu'elles sont bien souvent excellentes ! Elles ont à se battre elles doivent se battre contre elle même pour dépasser l'imagerie qui leur est imposée, pour se persuader que oui elles ont leur place alors quand finalement elles acceptent de concevoir leur réussite dans ces champs qui les invisibilisent alors elles sont vraiment excellentes et ... elles gagnent des prix Nobel. L'an dernier c'était deux .... français qui avaient été Prix Nobel de médecine ...... je vous ai eus ! c'était une femme et un homme !














