saoudite3En Arabie Saoudite, le Printemps arabe a pris d'autres couleurs avec la campagne pour que les femmes puissent conduire. Tout s'est organisé via Facebook et Twitter. Plusieurs de ces femmes ont demandé à leurs passager/es de les filmer et d'envoyer les vidéos à Youtube, suivant en cela l'exemple de Manal al-Sharif, une mère célibataire qui a posté une vidéo d'elle au volant le mois dernier. Manal al-Sharif a été arrêtée et emprisonnée mais cela n'a pas empêché d'autres femmes de prendre les clefs de la voiture. Le New Yorker a rassemblé plusieurs de ces vidéos ici.

Le droit de conduire est un des nombreux droits déniés aux femmes en Arabie Saoudite, le seul pays musulman qui interdit aux femmes de conduire. Or restreindre la mobilité des femmes c'est plus que la conduite d'une voiture. C'est dominer, exclure, tenir les femmes en subordination. C'est les exclure du saoudite1 champs politique, les empêcher de prendre une part active à la vie publique, et rendre difficile l'exercice des droits que leur accorde l'Islam, c'est aussi les empêcher de gérer leur propriété. C'est leur interdire ce droit humain de base, qu'est la liberté de mouvement.

Seules quelques douzaines de femmes ont osé braver l'interdit. Mais ce qu'elles demandent par cette action, c'est un bouleversement du système politique Saoudien. Elles ne veulent pas seulement le droit de conduire mais une refonte de la géographie politique de leur pays.