orth2   « Le masculin l'emporte sur le féminin. »

Cette règle de grammaire apprise dès l'enfance sur les bancs de l'école façonne un monde de représentations dans lequel le masculin est considéré comme supérieur au féminin. En 1676, le père Bouhours, l'un des grammairiens qui a œuvré à ce que cette règle devienne exclusive de toute autre, la justifiait ainsi : «  lorsque les deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l'emporte. »

Pourtant, avant le 18e siècle, la langue française usait d'une grande liberté. Un adjectif qui se rapportait à plusieurs noms, pouvait s'accorder avec le nom le plus proche. Cette règle de proximité remonte à l'Antiquité : en latin et en grec ancien, elle s'employait couramment.

Plus récemment, l'éminente linguiste, Josette Rey-Debove, l'une des premières collaboratrices des  dictionnaires Le Robert, disait à ce sujet : « J'aime beaucoup la règle ancienne qui consistait à mettre le verbe et l'adjectif au féminin quand il était après le féminin, même s'il y avait plusieurs masculins devant. Je trouve cela plus élégant parce qu'on n'a pas alors à se demander comment faire pour que ça ne sonne pas mal. »
 

335 ans après la réforme sexiste de la langue


Nous appelons chacun-e à révolutionner les écrits, les correcteurs d'orthographe et nos habitudes en orth3 appliquant la règle de proximité !

Nous demandons à l'Académie française de considérer comme correcte cette règle qui dé-hiérarchise le masculin et le féminin et permet à la langue une plus grande de liberté créatrice.

 
A l'initiative de :
L'égalité, c'est pas sorcier !
La Ligue de l'enseignement
Le Monde selon les Femmes
Femmes Solidaires


Pour signer la pétition : http://www.petitions24.net/regleproximite