la_vannetaise2100 femmes qui marchent ensemble, qui courent pour dire à toutes celles qui souffrent du cancer que nous faisons face ensemble. Or les experts le confirment, 30 % des cas de cancers sont liés à la dégradation de notre environnement. Les femmes en sont plus victimes  que les hommes encore parce que leur taux de graisse est supérieur à celui des hommes or c'est dans les graisses que se stockent les matières toxiques. Il y a ainsi 5 fois moins de cancer du sein au Japon et à Hawaï que dans les pays de l'Ouest. Cependant, les migrantes présentent les mêmes taux d'incidence que les pays d'accueil, ce qui souligne l'importance des facteurs environnementaux. 

Les soupçons sont de plus en plus précis sur la responsabilité de plusieurs produits chimiques dans l’apparition du cancer du sein. En effet, chaque femme réagit de manière différente selon le lieu, la durée et la quantité d’expositions. Également, la façon dont la substance agit sur la composition génétique de chacune varie d’une femme à l’autre. Toutefois, Action cancer du sein de Montréal pense que les preuves scientifiques sont suffisantes. «Cinquante pour cent des cas de cancers du sein ne sont pas liés aux habitudes de vie. Ce type de cancer atteint des femmes de plus en plus jeunes, et on continue à leur parler de leur style de vie... C’est très culpabilisant pour la personne malade de penser qu’elle est responsable de son cancer», souligne Nancy Guberman, membre de l’association.
Il est vrai qu’on peut se sentir impuissante. Mais, au contraire, une fois informée, on doit faire pression surP1070952 les gouvernements pour favoriser l’adoption de réglementations sévères», explique Nancy Guberman. Ces pressions, on peut les faire en écrivant à son député,  en s’impliquant ou en informant son entourage, par exemple. «J’ai commencé à agir il y a 11 ans, lorsque j’ai été atteinte d’un cancer du sein. N’attendez pas d’être une victime, soyez proactives», lance Mme Guberman. Pour Louise Vandelac, la mise en place du règlement sur les pesticides en 2006 au Québec constitue une importante avancée,mais il faut aussi viser l’agriculture, principale utilisatrice de pesticides et d’OGM pesticides. «Nous vivons dans une véritable “soupe de produits chimiques”», dit-elle, d’où l’urgence d’améliorer nos mécanismes d’évaluation, comme l’ont fait les Européens en adoptant, le 1er juin 2007, la réglementation REACH (enRegistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques), désormais en vigueur en Europe, pourtant loin d'être suffisante.