30 juin 2009
La laïcité à l’épreuve du voile ?
La laïcité à l’épreuve du voile ?
Vidéo envoyée par LCP-AN
Le député-maire communiste de Vénissieux (circonscription du Rhône), André Gerin, a déposé une proposition de résolution visant à créer une mission d’information parlementaire sur le port, par certaines femmes musulmanes, de la burqa, un voile qui les recouvre entièrement. La constitution de cette mission a été approuvée par l’Assemblée nationale la semaine dernière. D’après monsieur Gérin, cette mission sera chargée de «définir des propositions afin de lutter contre ces méthodes qui constituent une atteinte aux libertés individuelles sur le territoire national». Le texte d'André Gerin est aujourd’hui signé par 88 députés de tous bords politiques, dont Jacques Myard, député UMP des Yvelines fait partie. La mission d’information sera composée de 17 députés UMP, 11 socialistes et radicaux, 2 Nouveau Centre et 2 Verts et communistes qui désigneront parmi eux un président issu des rangs de l’opposition. Cinq ans après la loi interdisant le port de signes religieux ostentatoires dans les écoles publiques, le débat sur la laïcité au cœur de l’espace public français refait surface et prend une ampleur médiatique considérable. Pourtant, selon Bernard Godard, auteur de « Musulmans en France », les femmes portant la burqa ou le niqab, seraient entre 1000 et 1500 seulement dans toute la France, essentiellement dans les régions parisienne et lyonnaise. Est-ce réellement aux députés d’intervenir dans ce débat ? Une nouvelle loi est-elle vraiment nécessaire ? Ne devrait-on pas voir ici une nouvelle stigmatisation de l’Islam et des Musulmans de France ? Avec vous, pour en débattre : Caroline Fourest (Journaliste) Jacques Myard (Député UMP des Yvelines) Najat Vallaud-Belkacem (Conseillère générale du Rhône) Abdallah Zekri (Membre du bureau exécutif du Conseil Français du Culte musulman) ... Et puis ... moi
28 juin 2009
Et si c'est une secte
Selon Dounia Bouzar, la burqa est un signe sectaire. Revenons donc sur ce phénomène. Il est possible que ce soit sous cet angle qu'il faille considérer les choses et arriver à déterminer une conduite politique. Tout d'abord je pense pouvoir affirmer qu'il est trés douteux qu'il y ait consentement de ces femmes. Plus probablement, les conditions de pression psychologique ont annihilé toute possibilité de libre arbitre.
Le but de la Commission d'enquête est d'initier un débat afin que les femmes sous burqa, les spécialistes des religions, les spécialistes des sectes donnent leur point de vue. Face à la montée des intégrismes dont un des signes est ce développement aussi provocateur de burqas, hijab, tchador, et autres objets d'aliénation de la dignité de la femme, nous ne devons pas nous résigner, hausser les épaules. Nous devons nous montrer fermes et intraitables sur le respect de nos valeurs.
Il semble que le port de la burka pose quelques problèmes pratiques (est-ce que la personne qui vient chercher un enfant à la sortie de l'école est bien un parent ? est-ce que la personne présente à la cérémonie du mariage est bien la future épouse ?), d'autre part elle revêt un symbolisme fort d'oppression de la condition féminine (mais il y en a bien d'autres).
Nous devons faire un choix de modèle social entre deux caricatures : un émiettement indéfini de la cohésion
au gré des particularismes singuliers où chacun est libre, mais seul, et un vivre ensemble qui s'accommode des différences parce qu'aucune singularité n'est réduite à un seul caractère (par exemple la religion, la pigmentation, le handicap ou le sexe ...) mais où chacun a peur de disparaitre pour se conformer au "modèle".
En conclusion. Si la commission parlementaire pouvait donner - même durant ce court instant - une parole à ces êtres humains masqués, si un dialogue pouvait s'ouvrir entre les intéressées/intéressés elle ne se réunirait pas en vain.
26 juin 2009
Redécoupage électoral : un vrai raté
Le mercredi 22 avril 2009, le Premier ministre a installé la Commission chargée de donner un avis sur le redécoupage des circonscriptions législatives. La seule contrainte imposée était de donner un avis dans les deux mois et il ne s'agissait pas d'un bouleversement mais d'un ajustement de la carte électorale.
Il est vrai qu'étant donnée la composition de la Commission on ne risquait pas une révolution.
Nomination de M. Yves Guena, 86 ans, proposée par le Président de la République.
Nomination de M. Dominique Chagnollaud (53 ans, professeur des universités) proposée par le Président de l’Assemblée nationale.
Nomination de M. Bernard Castagnede (64 ans, professeur des universités, vice-président du Parti des Radicaux de Gauche jusqu’à sa nomination), proposée par le Président du Sénat.
L'Assemblée générale du Conseil d’État a élu Mme Marie-Eve Aubin, 68 ans, présidente de section.
L'assemblée générale de la Cour de cassation a élu M. Francis Assiè, conseiller.
La chambre du conseil de la Cour des comptes a élu M. Jean-Luc Lebuy, 59 ans, conseiller maître.
Le rapporteur général, choisi parmi les membres du Conseil d’État, a été M. Frédéric Lenica, 36 ans, maître des requêtes au Conseil d'Etat et actuellement conseiller technique au cabinet du Secrétaire général du Gouvernement.
On a sauvé les meubles, il y avait une femme ....... mais n'était-ce pas le moment de se donner les moyens
d'avoir enfin une Assemblée Nationale paritaire. La solution ? Il suffit de la demander. Il fallait avoir des circonscriptions plus importantes, dans laquelle chaque parti aurait obligation de présenter des doublettes femme/homme. Il conviendrait peut être dans ce cas de prévoir que chaque électeur/trice puisse avoir un vote distinct pour les homme et les femme, afin de pouvoir éventuellement choisir des personnes de partis différents. Cela aurait évité de garder les circonscriptions gagnables majoritairement pour les hommes. Et surtout cela aurait permis de mettre fin au scandale que représente une Assemblée Nationale dans laquelle 52% de la population est représentée par 18,6% des député/es. C'est à dire qu'au lieu de fignoler des circonscriptions pour garantir aux grands partis des places, on aurait découpé le territoire pour assurer une représentation démocratique dans notre pays.
Marche de nuit contre les violences
ANGERS Week-end du 4 et 5 juillet 2009 - Marche de nuit non-mixte contre les violences masculines
Vendredi 3/07
Accueil possible à partir de 18h, gare la plus proche : Angers On peut venir vous chercher (lieu du camping a 20 km de la gare).
Samedi 4/07
9h30 - 13 h Ateliers : Organiser une marche de nuit non-mixte : partageons les éléments pratiques et politiques de la construction d’une marche de nuit (du trajet aux slogans).
14h – 18h [en ateliers] : Quels messages politiques pour une marche de nuit non mixte dans le contexte actuel ?
18h – 22h : Préparation du dîner + activités variées (danse, foot, pétanque, lecture de poèmes à voix haute, etc.)
22h : Sortie nocturne en forêt : et oui, on marche de nuit
Dimanche 5/07
9h30 – 13h : Mise en commun de la veille - Quels projets pour la(les) marche(s) de nuit 2009 ?
14h – 16h - en ateliers : A vos idées, sur tout ce qui peut nous aider a organiser les marches de nuit concrètement (vous pouvez animer un atelier) (ex : atelier slogans chantés, atelier décryptage détaillé de l'actualité et les femmes en 2009 ...)
18h : Rangement
NB1 : Concernant le coût du week-end, le lieu de camping ne nous coûte rien. Pour les repas, ils seront vegan et le moins cher possible. Nous vous proposons de participer chacune selon ce qu'elle pourra. Nous vous donnerons sur place une indication des dépenses engendrées pour le week-end. Si quelqu'une a des soucis de moyens pour financer le déplacement, elle peut nous le faire savoir (pour s'entraider et que ce ne soit pas un frein pour participer a ce camping).
NB2 : Chacune peut amener tente et duvet évidemment, mais aussi matériel produit par les groupes locaux ou individuels (tracts, fanzines, musique, badges, photos ou films de marches de nuit ...) pour que nous puissions partager toutes ensemble !
Contact pour les détails : marchedenuit2008@gmail.com
Burqa or not burqa !
Il est évident que la stratégie de prise de contrôle du corps des femmes par la burqa est insupportable. Mais est-il pour autant judicieux de stigmatiser ainsi ces femmes ? Tout d'abord il s'agit vraiment d'une minorité en France et je crois que l'important, l'urgent n'est pas d'interdire, de sanctionner, il me semble qu'il aurait été plus judicieux de travailler avec ces femmes à leur intégration dans notre société. Les aider à acquérir un début d'autonomie, être nous même irréprochables en ce qui concerne la laïcité, l'égalité femmes/hommes, le respect des femmes, voilà ce qui permettrait plus efficacement d'ouvrir un dialogue. Cette polémique qui est lancée, sans aucune raison objective précise ne sert, en instrumentalisant les droits des femmes, qu'à distraire l'attention d'autres sujets qui touchent bien plus de femmes : conditions de travail dégradées, salaires inférieurs à ceux des hommes, retraites en danger, licenciements, violences infra familales ...... toutes choses qui rendent les femmes plus vulnérables et tant qu'à parler des Droits des femmes avec un grand D, j'eusse préféré que nos gouvernant/es se soucient de toutes les femmes et pas seulement de quelques femmes adultes qui de leur fait ou non portent la burqa. La burqa m'insupporte, j'ai mal au ventre quand je vois ces femmes voilées. Mais il y a d'autres moyens de se débarrasser de la burqa, peut être moins rapides, mais aussi moins agressifs, plus respectueux. Tout d'abord, redonnons des moyens au système scolaire public, celui qui
accueille tous les enfants en maternelles, là où toutes les femmes se côtoient, voilées et non voilées, redonnons des moyens au Collèges publics, ceux qui garantissent la mixité, laissons ces femmes se libérer seules de ce qui leur paraîtra sans doute insupportable et surtout bien peu pratique. Assurons nous que partout dans l'espace public, dans les rues, à la maison les femmes, les jeunes filles, les fillettes sont en totale sécurité. Et puis si il en reste quelques unes ..... est-ce à nous de leur imposer un style d'habillement dans la rue ? C'est encore une liberté individuelle sur laquelle le gouvernement veut avoir la main mise. Qu'il y ait une commission d'enquête sur le port de la burqa devrait permettre d'entamer une réflexion pour ces femmes ..... si toutefois on s'est préoccupé de s'assurer qu'elles pouvaient apprendre le français et que les moyens matériels étaient donnés aux associations qui font ce travail.
25 juin 2009
Encore un recul !
Au rang de la parité, celle qui comptabilise les ministres dans les gouvernements des 27 états de l'Union Européenne, la France marque un terrible recul, passant de la 4 ème place à la 15 ème place : 4 ministres femmes pour 19 ministres hommes. D'autre part, si on compte maintenant un ministère des aîné/es, pourquoi n'aurions nous pas un ministère de la petite enfance, de l'enfance, de l'adolescence (qui serait fort utile !), de la jeunesse ..... ? quand à un Secrétariat de l'égalité femmes/hommes, il n'existe pas, plus personne ne s'en préoccupe !
L'Observatoire de la parité a publié un Communiqué de presse.
Est-ce une personne ou une chose ?
La grande énigme de la vie ! Quel statut accorder à un embryon ? Faut-il différencier l'embryon implanté dans l'utérus d'une femme et l'embryon dans un tube en verre, ou congelé ? Aucune législation européenne ne déclare que l'embryon in vitro est une personne humaine, mais il ne s'en trouve pas non plus pour le traiter comme une pure et simple chose. La vie humaine n'implique-t-elle pas qu'il y ait un "dialogue" entre la mère et le futur enfant, que celle-ci investisse cet amas de cellules de son désir de donner la vie ? Certains, dont le Professeur Sureau demandent la création d'un troisième statut : "A l'heure actuelle, l'absence de statut juridique de l'enfant à naître est déplorable. Le fœtus et les embryons vivants pour le corps médical ont une réalité : ce sont des patients. Ils ont également une réalité pour les parents. Je suis en faveur d'une réflexion législative sur le statut de l'être prénatal. Mais on comprend que le législateur ne souhaite pas ouvrir la boîte de Pandore avec une nouvelle remise en cause de la loi Veil, sachant très bien que les associations catholiques militantes se préparent à le faire"
Que doit-on faire des embryons surnuméraires ? les jeter comme de simples déchets hospitaliers ? s'en servir
pour la recherche ? si on accepte qu'un embryon humain puisse être utilisé pour la recherche, puisqu'on accepte la réalité de l'enfant médicament (l'enfant conçu pour soigner son frère ou sa soeur et dont la conformité est garantie par le diagnostic pré-implantatoire), alors ne prenons-nous pas le risque d'admettre un jour le clonage reproductif, même si aujourd'hui cela provoque la répulsion universelle ?
Quelles sont les techniques nouvelles auxquelles la société peut s'acclimater et quelles sont celles qu'elle doit combattre ?
24 juin 2009
Un remaniement pour un nouvel élan ?
Un remaniement pour un nouvel élan ?
Vidéo envoyée par LCP-AN
Ce remaniement prend-il vraiment en compte les enjeux des crises auxquelles la France doit faire face : crise environnementale, crise financière, crise économique, crise sociale mais aussi crise sociétale.
Les Etats généraux de la bioéthique
Les Etats généraux de la bioéthique
Vidéo envoyée par LCP-AN
Les Etats généraux de la bioéthique Don de sperme : Faut-il conserver le statut actuel qui garantit l'anonymat du donneur ? Gestation pour autrui : est-ce une avancée pour les couples ou une régression pour les femmes, faisant d'elles des machines à procréer?
23 juin 2009
Frustation
Emission de télévision sur la Loi Bioéthique. Le Premier Ministre avait pré-défini 7 grands thèmes, concernant le vivant. La grande question, c'est celle des mères porteuses. C'est à dire que c'est une majorité masculine qui va légiférer sur le ventre des femmes, il semble que la grande urgence du moment soit de légiférer sur la gestation pour autrui qui ne concerne qu'une petite minorité de la population mais qu'en ce qui concerne no
tre fin de vie, ce qui est quelque chose qui nous arrivera à tous, on ne légifère pas. Il nous faudra continuer le tourisme de fin de vie. C'est rageant !
Tout d'abord nous avons abordé la question de l'anonymat du don de sperme. Participait à l'émission un jeune adulte né d'un tel don, et qui revendiquait le droit à ses origines. Je n'ai pas été convaincue. Il me semble qu'on pourrait demander au donneur de laisser une lettre au(x) futur(s) enfants, et l'accompagner d'un dossier médical, sans pour autant dévoiler son identité, sinon, bonjour les querelles de succession, mais aussi la baisse des dons de spermes.
Et puis on en est arrivé à la maternité pour autrui. Autour de l'animateur de l'émission 4 hommes et puis un webcameur homme lui ausi, donc 6 hommes et j'étais la seule femme ! Israël Nisand m'a déçue, il estime que ce don qui consiste à porter un enfant pour une autre est un acte généreux, et il compte sur le corps médical pour s'assurer de l'éthique de ce don. Pour moi, si je conçois que la situation de ces femmes est dramatique, je ne considère pas que l'institution a pour rôle d'apporter une réponse à toutes les situations douloureuses. On rentre là dans un marché de la procréation, une autre forme de mondialisation. Il me semble qu'on assiste là à une véritable régression pour les femmes qui deviennent des machines à procréer. Sans compter que cela revient à légaliser l'abandon de l'enfant.
















