31 octobre 2008
Bravo .... au Rwanda !
56,25 % de femmes au Parlement du Rwanda ! 45 sièges sur 80 ! Ce sont les secondes élections législatives depuis 1994, le massacre Hutus/Tutsis. Les hommes ont allumé l'incendie, les femmes sont là pour éteindre le feu. La constitution exigeait 30 % minimum de femmes. Pour ces élections, il a été demandé aux partis de non seulement garantir une parité de candidature, mais une parité de résultats. Le parti au gouvernement (Front Patriotique Rwandais) a placé une femme en tête de liste et des 42 sièges gagnés, 17 sont allés à des femmes. Dans l'élection générale, 2 femmes ont gagné pour le parti Social Démocrate et 1 pour le parti Libéral. La présidence de la chambre des député-e-s est assurée par une femme.
24 autres parlementaires femmes ont été élues dans l'élection indirecte organisée par le Conseil National des Femmes (CNF), un organisme dépendant du Ministère du Genre et de la promotion de la famille. Les 114 candidates éligibles venaient des 5 provinces du Rwanda et ont dû faire campagne et défendre un programme dans leurs provinces respectives pour gagner leurs sièges. Une des élues l'a été en tant que représentante des jeunes. 
Avant les élections de Septembre, l'UMIFEM, en partenariat avec le CNF et PROFEMMES, avec le concours de fonds des Nations Unies a organisé des formations pour les femmes candidates pour renforcer leur capacité à faire campagne.
En réaction à ces résultats, Oda Gasinzigwa, Présidente du CNF a dit : " Notre objectif n'est pas d'avoir 70 ou 80 % de femmes au Parlement, comme certains pourraient le croire ... Ce qui nous importe, c'est d'avoir les femmes compétentes, avec les capacités appropriées ..... c'est le cas de celles qui ont été élues." Le Rwanda arrive ainsi au premier rang dans le monde avec le plus grand nombre de femmes parlementaires.
Le rapport préliminaire des observateurs de l'union européenne précise que les élections étaient, de façon générale, bien préparées et qu'elles se sont déroulées dans une ambiance paisible et un environnement calme. La participation a été de 98,5 % des 4 769 228 électrices et électeurs inscrit-e-s.
Pourront-elles faire entendre leur voix dans ce qui se passe de nouveau au Congo ..... http://jocelynes.canalblog.com/archives/2008/06/p10-0.html
28 octobre 2008
Clignotants ....... violence familiale !
Comment reconnaître les signes précurseurs ...... qu'est-ce qui devrait nous alerter ..... d'abord, il vous aime tant, qu'il en est d'une jalousie extrême ... et puis c'est quand même un peu flatteur au début, mais sa jalousie met mal à l'aise, elle étouffe un peu, même si elle se traduit encore par des compliments et des adjectifs de possession .... tu es à moi ..... ensuite, il y a le téléphone qu'on emprunte, et la femme reste sans moyen de communication ... internet qui a toujours quelque chose qui bloque .... les moyens de communication sont coupés...... les week-ends qu'on ne veut pas partager avec la famille, les amis ..... les critiques permanentes .... on n'a jamais fait ce qu'il fallait ..... ce n'est pas comme cela quil fallait faire ....... la garde des enfants qu'on refuse de déléguer : pas de nounou, pas de crêche ..... le refus de laisser l'autre trouver un travail ....... un stage ..... reprendre ses études ...... Dans chaque cas, lorsqu’une femme est tuée par son partenaire, nous découvrons qu’une personne savait quelque chose, mais n’a pas compris l’importance de ce renseignement et ne savait comment elle devait agir. Dans la mémoire collective, la prévention de la violence faite aux femmes devient la responsabilité de tout le monde et non pas uniquement de celle des groupes qui y travaillent. Il arrive souvent que de l’extérieur, les familles où règnent la violence semblent tout à fait normales. Les voisins préfèrent se dire que tout va pour le mieux dans la famille voisine. Il faut attacher de l’importance aux signes précurseurs parce qu’ils nous aident à réfléchir à ce que nous voyons. Une personne qui voit quelque chose qui lui semble anormal est ainsi incitée à agir.Lorsque des personnes me demandent comment parler à une femme lorsqu’elles soupçonnent que celle-ci est victime de violence conjugale, je leur réponds toujours : posez la question directement et surtout offrez votre aide. Tout ce que vous risquez c’est que la femme vous dise qu’il y a erreur et qu’elle n’est pas une victime…et si parfois elle n’était tout simplement pas prête à en parler elle saura que vous êtes là pour elle et ainsi vous lui donnerez peut-être le courage de briser le silence! En attendant, vous pouvez inscrire votre nom dans le livre de toutes les personnes qui sont convaincues qu'une vie sans violence, c'est notre droit. http://www.saynotoviolence.org/index_fr.htm.
16 octobre 2008
Consternant !
Consternante Garde des Sceaux ! Quel parfait petit perroquet !
elle n'écoute pas les questions, elle répond ce qu'elle a appris par coeur ! Quand elle aura fini de parler pour les français ... ceci ... les français ... cela .... le tout avec un immense manque de sincérité ! Langue de bois ! ..... une demi heure d'émission et on n'a pas encore parlé de la justice, des suicides d'enfants dans une prison modèle, des peines planchers, des prisons surpeuplées..... Manipulation de l'opinion publique par des techniques publicitaires. Il faut dire aussi à sa décharge qu'Arlette Chabot n'assure pas du tout ... on est dans le bavardage, pas dans la politique. On oscille entre frivolité et discours récité.
14 octobre 2008
Wangari Maathai Nobel de la Paix
Les belles rencontres sont d'autant plus émouvantes quand on ne les attend pas ! Qu'elle est belle !
Il y a déjà plus de 10 ans, je la découvrais dans le livre d'anglais dont je me servais en classe. J'enseignais à mes élèves le Green Belt Movement. Cette organisation se donne pour but de promouvoir la biodiversité, de créer dans le même temps des emplois et donner aux femmes une identité plus forte au sein de la société. Je me souviens de sa voix sur la cassette qui me servait à illustrer mes cours. Et samedi, le 11 octobre, j'ai fermé les yeux et j'ai reconnu cette voix. Cette femme qui nous parlait reboisement au Kénya, plus de 30 millions d'arbres, Kikuyus, graines de la Paix .... Maathai est, par ailleurs, une ardente avocate des droits de l’Homme, ce qui lui a d’ailleurs valu d’être harcelée, calomniée et emprisonnée par le régime
autoritaire de l’ancien président Daniel Arap Moi, dans les années 1970 et 1980 : "L’Etat croit qu’en me menaçant et en me frappant, il peut me réduire au silence", dit cette mère , "Mais j’ai une peau d’éléphant. Et il faut bien que quelqu’un parle haut et fort". Son mari, un politicien kenyan avec lequel elle a eu trois enfants, s'est séparé d'elle dans les années 1980 au motif qu'elle était 'trop éduquée, trop forte, trop têtue, qu'elle avait trop de réussite et qu'elle voulait trop prendre les choses en main'. Samedi elle nous a parlé de sa vie depuis le Prix Nobel de la Paix qu'elle a reçu en 2004, et aussi de l'avancée des travaux de son association, de la nécessité de sauvegarder la nature mais aussi et surtout de protéger les êtres humains parce qu'ils font partie de la biodiversité. Elle a montré la voie à ces nombreuses africaines qu'on voit se lever pour prendre les rênes de la politique. Elles ne sont pas les égales des hommes, elles leur sont supérieures, parce qu'elles savent le prix de la vie, de la terre. Elles sont plus fortes parce qu'elles savent qu'elles veulent offrir une vie décente à leurs enfants. Elles sont certainement l'avenir de l'Afrique.
C'est quoi ce binze ? .....
Mais on nous prend pour des enfançons ! .... D'un seul coup tout le monde a le sourire, on voudrait nous faire croire que la crise est derrière nous ... mais on se fiche de qui ? on garantit avec de la monnaie de singe des faillites de banques ... et on est supposé croire que c' est efficace. On veut nous faire croire que le contribuable ne sera pas mis à l'amende ... mais voyons, si je comprends bien, l'état garantit les crédits interbancaires à hauteur de 300 milliards d'euros, argent que l'état n'a pas ... cet argent ne sera versé que si une banque venait à faillir .... et on voudrait nous faire croire que cela ne peut pas arriver ? .... eh bien si, une banque peut faire faillite et alors, c'est bien nous qui paierons !!!
Ceci dit, l'euphorie ne durera pas espérons le ! il faudra plus de temps que cela pour que les avertissements soient entendus, les leçons retenues. Et puis quelles sont les contreparties ? à quoi s'engagent vraiment les banques ? qu'est-il prévu pour que cela ne se reproduise pas ? Le premier ministre François Fillon a assuré qu’il n’y aurait «aucune hausse d'impôts». Il a par ailleurs avancé que «l’Etat va gagner de l’argent» sur les garanties accordées aux banques ! Du grand n'importe quoi ......
Graphe du CAC 40 aujourd'hui !
13 octobre 2008
La crise !
Difficile de s'exprimer sur un tel sujet. Masculin en diable ..... J'ai posé la question à un journaliste économique ... de tradeuses ... point ou alors trés rares ... les hommes s'en sont donné à coeur joie, chacun y allant de sa petite analyse, de sa solution ... ils étaient dans leur élément. La somme injectée dans le système donne le tournis. Si tout cet argent était dépensé pour les enfants dans le monde, pour l'éducations de nos jeunes ... 
Les racines du problème se trouvent dans l'idéologie et les choix politiques conscients qui balaient un champ plus large que celui de la simple finance. A court terme, les gouvernements n'ont pas d'autre alternative que l'intervention pour empêcher l'effondrement du système bancaire en fournissant une caution étatique, ou en injectant des capitaux, le tout étant couvert par l'argent du contribuable. Il est évident que d'autres mesures seront nécessaires, ne serait-ce que parce qu'il a été impossible jusqu'à maintenant de trouver les fonds pour lutter contre la faim dans le monde, le chômage, la dégradation environnementale, la perte de biodiversité et trouver les fonds de développement pour les pays en voie de développement et qu'il est hors de question de sauver les banques sans contre partie. Il est grand temps de mettre en place cette taxe Tobin
sur les transferts de capitaux, mettre fin aux paradis fiscaux, aux niches fiscales, lever définitivement le secret bancaire, y compris en Suisse. Comment faire confiance, avec notre argent à des gens qui ont montré qu'ils ne sont pas dignes de confiance. Et puis, dans la mesure où tous les états européens interviennent alors il est temps qu'il y ait une surveillance des marchés au niveau européen.
07 octobre 2008
Féminisation
La langue est le vecteur de la pensée. Lorsque la grammaire stipule que «le « masculin » l'emporte sur le féminin, il ne faut pas y voir un phénomène naturel. Ce n'est qu'à partir du 17ème siècle, que le grammairien Vaugelas a fait disparaitre l'accord au féminin, avec pour argument que « le genre masculin étant le plus noble, il doit prédominer chaque fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble » : un positionnement idéologique énoncé clairement. ...
Il faut comprendre que le langage est autant une construction sociale et politique. Le fait que même si il y a une seule personne masculine dans une assemblée de femmes on emploie le masculin pluriel , implique un comportement souvent machiste. Les notions de race et de sexe sont centrales dans la structuration d'une société et d'un système hiérarchique, or si il est devenu banal de s'interroger sur la notion de race, la notion de sexe a, elle, de beaux jours devant elle. Et pourtant il s'agit là du produit d'un processus de spécification et de naturalisation sociale propre aux relations de domination et d'appropriation. Le caractère sexué et de fait sexiste de notre langue en fait une courroie de transmission de cette construction sociale qu'est le genre et par conséquent de l'oppression qui en découle. La féminisation de la langue française est un premier pas pour faire sortit les femmes de l'invisibilité que leur confère notre langue (2 Français prix Nobel de médecine. Où est la femme ?) et leur permettre de se rapproprier un moyen d'expression politique. Mais la création d'un langage neutre est essentielle et incontournable. La notion de genre doit être abolie, un premier pas vers la représentation textuelle des femmes est la féminisation au moins minimale des textes. La rédaction épicène des textes a ce but. Quant à savoir si cela alourdit les textes et pose des difficultés de lecture, les personnes qui lisent la presse féministe, en très grand nombre certainement , n'y voient rien à redire.
http://www.instances.uqam.ca/guide/guide_feminisation.html
Les blocages des gens relèvent de leur incapacité à se remettre en cause et il faut avoir la préoccupation de la visibilité des femmes à l'étape même de la conception des textes. C'est là que notre parti est défaillant, c'est à chaque fois après relecture des textes, programmes, motions qu'il faut que la commission féminisme intervienne pour faire prendre conscience que plus de 50 % de la population s'est fondu dans « les hommes ». Comme si les femmes n'étaient pas plus souvent dans la pauvreté, plus souvent victimes de temps partiels non choisis, plus souvent tuées dans les violences conjugales, plus souvent cheffes de famille monoparentale, plus souvent au chômage, plus souvent moins bien payées ........ En écrivant les textes au masculin nous nions ces spécificités.
06 octobre 2008
Heinrich Heine
L’ORAGE

L’orage couve sourdement sur la mer, et, à travers la noire muraille des nuages, palpite la foudre dentelée qui luit et s’éteint comme un trait d’esprit sorti de la tête de Zeus-Kronion. Sur l’onde déserte et sombre roule longuement le tonnerre et bondissent les blancs coursiers de Poseidon, que Borée lui-même a jadis engendrés avec les cavales échevelées d’Erichthon, et les oiseaux de mer s’agitent, inquiets comme les ombres des morts que Caron, au bord du Styx, repousse de sa barque surchargée.
Il y a un pauvre petit navire qui danse là-bas une danse bien périlleuse ! Éole lui envoie les plus fougueux musiciens de sa bande, qui le harcèlent cruellement de leur branle folâtre , l’un siffle, l’autre souffle, le troisième joue de la basse, — et le pilote chancelant se tient au gouvernail et observe sans cesse la boussole, cette âme tremblante du navire, et, tendant des mains suppliantes vers le ciel, il s’écrie : Oh ! sauve-moi, Castor, vaillant cavalier, et toi, glorieux athlète, Pollux !
Traduit par Nerval
Pourquoi ne pas se tourner vers la poésie quand tous les commentateurs se gargarisent de la crise financière, de la confiance qu'il nous faudrait avoir ... enfin ils jubilent .... enfin ils peuvent se mettre en valeur .... enfin ils se sentent importants ... Vanité des vanités !
05 octobre 2008
Notre bon roi !
Notre bon roi Nicolas et sa princesse augmentent donc le budget de leur maisonnette ! Y habitent-ils seulement? Et pendant ce temps la pauvreté croît dans notre pays. Marcher dans les rues suffit pour se faire une opinion de ce qui se passe vraiment. La foule
des demandeur-es augmente devant le cimetière du Père Lachaise, les poubelles débordent des ecuelles vides de la soupe populaire. Femmes, hommes et enfants sont de plus en plus nombreux, certains cachant leur honte dans les rues voisines, dans les entrées d'immeubles, les autres clamant leur pauvreté comme un étendard, un signe de ralliement. Difficile de passer la tête haute!
De temps en temps des tables offrent des fruits, femmes et hommes sont séparé-es, les tables sont espacées, des femmes voilées qui servent : la religion trouve un terrain favorable !
A Toulouse, ce n'est pas mieux. La vieille dame s'entoure de tout ce qu'elle possède, ses sacs bleus s'empilent derrière le banc du jardin public. De temps en temps elle s'éloigne, seuls ses grands sacs donnent une existence à sa présence. Notre bon roi, devrait de temps en temps marcher dans les rues, regarder la tristesse dans certains regards, la détresse et alors, peut être découvrait-il un sentiment nouveau pour lui : la honte ! la honte de tout cet argent qu'il gaspille, de ces images supposées glamour qui ne font que montrer insolence et mépris. Difficile de photographier la pauvreté ! Révoltant d'accepter les rallonges du budget de l'Elysée !
02 octobre 2008
Violences 39 19 !
Aujourd’hui, en France, au moins 2.000.000 de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 d’entre elles meurent sous les coups de leur conjoint ... 
Les chiffres sont tombés ! plus catastrophiques encore qu'on ne pouvait le craindre ! Pour les femmes, la sphère privée n’est pas forcément synonyme de sécurité. Les violences verbales, psychologiques et physiques y sont moins rares qu’on ne le pense. Selon l’INED, 10 % des femmes vivant en couple seraient touchées. Les femmes cadres subissent plus de violences que les femmes dans le milieu ouvrier ! Dans cette société construite par des hommes pour des hommes, les femmes soint particulièrement vulnérables. L'image des femmes dans les médias, la littérature et les documents pornographiques contribuent certainement à figer cette idée que les femmes sont des objets. La prévention est possible : http://www.prevention.ch/haltealaviolence.htm#chapitre1
Au niveau des procédures pénales, lorsqu’une affaire de violence conjugale arrive à être jugée en correctionnelle, de nombreux sursis sont prononcés, mais peu de mise à l’épreuve et d’injonction de soin. Les récidives ne sont que rarement prises en compte. Une sorte de permissivité sociale semble exister. Aussi, il y a fort à parier que les affaires qui alimentent parfois la chronique des faits divers ne soient que la partie émergée d’un mal plus répandu qu’on ne le croit. Selon Amnesty International, les violences intrafamiliales sont désormais la première cause de mortalité et d’invalidité pour les Européennes âgées entre seize et quarante-quatre ans.
Il existe un projet de loi, il est prêt à être déposé, vous pouvez aider en signant la pétition : http://orta.dynalias.org/petition-violences-femmes/petition-violence.clp Nous devons obtenir que cette loi cadre soit votée. L'Espagne s'est dotée d'une telle loi, la situation est loin d'y être parfaite, mais la société a pris conscience de l'ampleur de la situation et les femmes tout comme les hommes sont pris en charge.














