Voilà de nouveau le Sénat en action ! http://www.senat.fr/noticerap/2007/r07-370-notice.html                                                                                                   Le baccalauréat a deux cent ans. Certes, comme tout centenaire ... il a des défauts, sans doute de nombreux défauts mais est-ce une raison pour le jeter ? Voilà un diplôme qui vient couronner 15 ans de scolarité. Un diplôme qui vient dire que celui qui l'a obtenu a satisfait avec succès aux épreuves d'un examen qui est le même pour tous.baccalaur_at Mais aussi un examen qui autorise celui qui l'a obtenu à entrer dans l'enseignement supérieur. Depuis les changements des années 80 (80% d'une génération au bac ou au niveau bac) on a tenté de courir aprés une donnée chiffrée sans se donner les moyens de le faire avec compétence. Il eut fallu réorganiser, repenser les filières, la hiérarchie S, la valorisation des bacs pro. Il eut aussi fallu se donner les moyens financiers de faire un bac de qualité, qui rétribue correctement les "écrivains" de sujets, mais aussi les correcteurs qui devraient être plus nombreux afin que le bac ne soit pas une entreprise lourde qui paralyse un bon mois de scolarité, empêchant les autres niveaux du lycée d'avoir cours pendant un bon mois de l'année. Certes il devrait être modernisé. Pourquoi ne pas envisager un bac avec unités de valeur capitalisables ? L'élève garderait le bénéfice des notes acquises et ne repasserait que les épreuves qu'il n'a pu valider. Cela permettrait de plus à l'élève qui n'a pas réussi son bac de pouvoir obtenir un certificat de réusite à certaines épreuves. Par contre il faut garder un véritable examen. C'est un rite de passage mais c'est aussi le signe d'une appartenance à une culture. Peut être conviendrait-il de l'élargir en en faisant une étape de notre vie de citoyen-ne. Peut être conviendrait-il de minorer les coefficients parfois excessifs dans certaines matières et d'envisager des épreuves d'éducation civique. Ce n'est pas le baccalauréat qu'il faut supprimer, c'est une véritable démocratisation qu'il faut assurer, c'est un renouvellement des pratiques pédagogiques qui doit conduire une classe d'âge au niveau de connaissance requis. Cela nous conduit bien à une réorganisation du système éducatif.